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De Vétérinaire (Comportementaliste) à Educatrice de chiens de compagnie
Intervention lors du congrès du MFEC, en juin 2009 à l\'Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort. Michèle Jeanmart 18-Jan-2010 / 00:00

Deux  aspects : 1/ Mon parcours professionnel : comment j’ai évolué d’une pratique de vétérinaire- comportementaliste à ma pratique actuelle de comportementaliste-éducateur.                         

                              2/ La communication entre les  vétérinaires et les éducateurs.

                                                                                       

1/  Mon parcours

Je suis vétérinaire ; diplômée en 1978, après 6 années d’études qui ne comportaient à l’époque pas  le moindre enseignement sur le comportement des animaux.

Le diplôme de  «vétérinaire comportementaliste » a été créé dans les ENVF en 1998. Contrairement à la profession d’éducateur, celle de vétérinaire est extrêmement  réglementée : pour avoir droit au titre de « vétérinaire comportementaliste »,  il faut avoir suivi une formation postuniversitaire longue et très exigeante, et réussi tous  les examens qui la sanctionnent. J’ai commencé cette formation en 2001 : 2 semaines de cours théoriques en mars, un examen théorique en septembre. Ensuite une semaine de formation pratique (des consultations de comportement), puis la rédaction d’un mémoire comprenant un sujet libre, et la rédaction complète de 9 cas cliniques traités personnellement. Ce mémoire devait être soutenu publiquement en principe 18 mois après la formation pratique. S’il était validé suivait, quelques mois plus tard, l’épreuve ultime de consultation en public.

Cette formation ne comportait pas d’éducation. Mais j’avais choisi de rédiger  mon mémoire sur « les clubs d’éducation canine », ce qui m’a permis de faire un tour de département des clubs et des éducateurs qui y existaient en 2003.

L’éducation m’intéresse depuis toujours : bien comprise, elle constitue la prévention de la plupart des troubles du comportement. Et c’est  tellement plus facile de prévenir que de guérir !

En 2005, lorsque j’ai quitté mon associée, pour de multiples raisons je n’avais plus envie d’exercer  la médecine générale. Mon intention était  de m’installer comme Vétérinaire en exercice exclusif de comportement – ce qui incluait pour moi, forcément,  l’éducation.

Pour m’y former j’ai fait dix jours de stage chez AM Villars, consoeur vétérinaire suisse, qui tient une « Ecole des chiots » pour ses clients depuis quelques années, et qui travaille avec une éducatrice qui s’occupe des chiens ados – méthode traditionnelle. En 2006 j’ai remplacé Anne-Marie à Lausanne pendant 2 mois.

Entretemps j’avais découvert le Clicker, et ensuite le MFEC et Catherine Collignon, chez qui j’ai fait un stage de clicker en septembre 2007, ce qui a été comme une révélation pour moi.

Mais au moment de m’installer comme « Vétérinaire Comportementaliste », l’Ordre Régional Breton des Vétérinaires m’a interdit d’avoir une activité d’éducation en tant que vétérinaire.

J’ai donc opté pour la profession d’ « Educatrice de chiens de compagnie  et Comportementaliste pour chiens et pour chats » que j’exerce aujourd’hui, avec beaucoup de satisfaction.

D’une profession à l’autre, la pratique est différente :

Quand j’étais vétérinaire, j’étais généraliste, et je faisais, en plus, des consultations  de comportement – c’est le cas le plus fréquent ; rares sont les vétérinaires comportementalistes, même diplômés, qui ont abandonné la pratique généraliste. 

Je recevais  les clients et leur animal dans mon cabinet de consultation. J’observais l’animal, conduisais un entretien avec les propriétaires, et pratiquais un examen médical, afin de déceler une éventuelle pathologie organique; je sortais rarement de mon  cabinet avec le chien et les clients.

Tout cela, en principe, ne devait  pas excéder une heure.

Au bout de laquelle il fallait émettre  un diagnostic, un pronostic et un traitement. Ce traitement était une « thérapie comportementale », en d’autres termes une rééducation, que j’expliquais  à mon client, et que je consignais par écrit, mais je ne leur montrais pas, parce que je ne savais pas bien le faire, et parce que cela aurait pris trop de temps. Bref, cela restait  très théorique. Je passais aussi, parfois, par la case médicament – mais  j’avoue que je n’ai jamais eu beaucoup de réussite avec les médicaments. Je donnais au client un RV téléphonique au bout de 2 à 3 semaines, qui  était rarement respecté. Bien souvent c’était moi qui les rappelais. Je voyais rarement les gens plus d’une fois, et ne pouvais donc guère suivre l’évolution des cas, ce que je trouvais frustrant.

 

Depuis que je suis comportementaliste-éducatrice, je fais toujours des bilans de comportement, sur la même base théorique.  Mais dès le premier contact c’est différent :

Soit  je me rends au domicile des propriétaires, ce qui est souvent très riche en enseignements quant à l’attitude du chien chez lui, à son cadre de vie dans sa globalité, et aux habitudes que les gens entretiennent avec leur animal ;

Soit  je les reçois dans mon local, où les chiens arrivent tous en frétillant, rien qu’à l’idée de retrouver Bingo et les potes.

Bingo, c’est mon chien : il travaille tous les jours avec moi. C’est un fox-terrier à poil lisse, qui aura bientôt trois ans. Il a été très difficile à éduquer – il m’a beaucoup appris – et est loin d’être parfait, mais il a une qualité majeure pour un chien : sa sociabilité. Tout le monde l’aime et il aime tout le monde. En fait, il communique à merveille avec ses congénères, et je lui fais entière confiance à ce niveau-là : je sais que quand Bingo a un problème avec un chien, c’est que ce chien n’est pas clair. Tous mes clients ont affaire à lui, généralement pour leur grand plaisir. Ensemble nous arrivons à resocialiser des chiens qui ont désappris la communication intraspécifique, et les maîtres reprennent confiance en leur chien.

 Cela, je pense qu’aucun vétérinaire ne le fait, par manque de temps et de lieux pour le faire, et par manque de pratique.

J’ai la chance de travailler dans une petite ville du bord de mer. Mon local professionnel est en ville, tout près du port, et systématiquement nous sortons, avec le chien et accompagnés de Bingo, faire un tour en ville, à la grève en bas de chez moi, au jardin public à deux pas. Nous croisons des voitures, des gens de toutes sortes, d’autres chiens, des enfants. Cela peut durer une heure, et fait partie intégrante du bilan de comportement : je peux constater moi-même les réactions du chien et du maître dans toutes ces circonstances, et elles sont souvent assez différentes de celles décrites par le propriétaire. Pendant cette promenade, l’entretien continue avec les clients, qui sont souvent plus locaces que dans un cabinet, parce que petit à petit ils se détendent. La durée est importante : je pense franchement que bien souvent une heure ne suffit pas pour obtenir une bonne alliance avec les clients.

Je me suis départie du diagnostic nosographique.

Par exemple en matière d’hyperactivité. Il est certain que la grande majorité des chiens que nous recevons sont en «hyper ». Le vétérinaire comportementaliste va vouloir déterminer si le chien est ou non HSHA (Hypersensible-Hyperactif), et a des critères précis pour cela. Mais  beaucoup d’hyperactifs ne sont en réalité que des chiens énergiques qui manquent d’activité.  Je suis complètement d’accord avec Joël Dehasse à ce propos (*).

Je vais donc préconiser pour ces chiens du cadre et de l’activité, entre autres de l’éducation, là où le vétérinaire, bien souvent,  prescrira d’abord un médicament psychotrope pour « calmer » le chien.

Je dis souvent que le clicker vaut tous les médicaments du monde !

 

Ce qui importe pour moi, c’est de donner aux gens des clefs pour sortir du cercle vicieux où ils se trouvent avec leur chien : c’est ce qu’ils attendent de moi.

D’abord on parle du fond : Je leur explique, de façon  très détaillée,  le fonctionnement de leur  chien, les règles qu’il faut  lui donner, la façon dont il apprend.

Ensuite je leur explique puis je leur montre les gestes techniques qu’il faut faire, ensuite je les regarde les exécuter eux-mêmes, en apportant des corrections si besoin.  

Une fois le bilan de comportement terminé, les clients repartent chez eux avec un document écrit, où sont précisées les consignes à respecter, en ce qui concerne leur communication avec leur chien.

Souvent nous nous revoyons  pour un cours particulier la semaine ou la quinzaine suivante : on fait le point sur ce qu’ils ont réussi à modifier dans leurs habitudes, ce qu’ils ont constaté comme changements, les points qui restent à préciser. En général  ils sont déjà très contents : le chien est plus calme, et eux aussi ; la relation se repositive. Ils reprennent confiance l’un dans l’autre. Et le contact avec Bingo est déjà bien meilleur : le chien a déjà  récupéré des compétences relationnelles intraspécifiques. Je donne alors un premier cours particulier d’éducation : leurre-récompense ou clicker, au choix.

Si les clients le souhaitent, on embraye sur des cours collectifs dès la semaine suivante. Ce qui est intéressant, c’est  de voir semaine après semaine l’évolution du chien et de ses maîtres. Une séance collective dure une heure à une heure et demie. A la fin de  chaque cours je donne des  devoirs à faire pour la fois suivante.

Le vétérinaire –comportementaliste ne voit pas cette évolution ; il ne suit pas les gens de semaine en semaine pendant 2 ou 3 mois, ne passe jamais autant de temps avec les clients. Or c’est l’observation de l’évolution de la relation qui est intéressante, et qui permet de rectifier le tir si besoin.

 

2/ Les relations entre vétérinaires et éducateur

-          Les chiots

Les vétérinaires étant, après les éleveurs, les premiers professionnels que rencontrent les maîtres avec leur chiot (pour le rappel du vaccin, à  3 mois) il est évident qu’ils peuvent être, s’ils le souhaitent, la meilleure source de clientèle  pour les éducateurs.

Ce n’est malheureusement pas le cas : les vétos ont du mal à conseiller activement à tous leurs clients qui adoptent un chiot des leçons d’éducation, dès 2 ou 3 mois. Ils ne le font que si le chiot leur paraît présenter un problème. Pour les chiots « normaux », ils donnent eux-mêmes des conseils, souvent c’est  trop long, purement  théorique, et souvent les clients ne les écoutent que d’une oreille. « On aurait dit qu’il récitait un cours », m’a confié une cliente la semaine dernière. Je le sais parce que je le faisais moi-même et j’en avais parfaitement conscience. Je trouvais ça très insatisfaisant.

Je pense qu’ils feraient mieux de nous les envoyer directement en classe de chiots, où nous accompagnons véritablement  les clients pendant toute la période de l’enfance.

-          Les ados et les adultes

Les vétérinaires généralistes sont indiscutablement mes meilleurs pourvoyeurs de clients en comportement, c'est-à-dire de chiens adultes, et surtout adolescents, qui posent des problèmes à leurs propriétaires.  Avec  quatre à cinq  vétos des environs (pas avec tous, malheureusement), que je remercie pour leur confiance,  avons des échanges très fructueux. Chacun y trouve son compte, et leurs clients leur sont très reconnaissants de les avoir référés à un professionnel compétent.  De plus en plus souvent, ces vétos m’envoient directement leurs clients, sans essayer de se débrouiller par eux-mêmes. Les vétérinaires qui procèdent comme ça disent qu’au contraire de leur avoir fait perdre des clients, ça leur en a apporté, et que ça a consolidé leur clientèle.

Il y a aussi les généralistes qui font eux-mêmes leurs consultations de comportement,  sans  avoir toute la formation des comportementalistes. Beaucoup ont suivi récemment la formation des vétérinaires à l’évaluation comportementale.

Et il y a les vétérinaires comportementalistes diplômés, très peu nombreux, pour qui je n’ai pratiquement jamais fait d’éducation ni de rééducation.

 

Ces vétérinaires-là pourraient très bien, après avoir fait leur consultation de comportement, référer leurs clients à un éducateur pour accompagner les maîtres dans la pratique de la rééducation, chose qu’ils ne font pas eux-mêmes, par manque de temps et, il faut bien le dire,  de compétence pour le faire. Lorsque j’étais à leur place, j’aurais aimé travailler en équipe avec un  éducateur compétent. Mais à l’époque il n’y en avait pas dans ma région. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie d’en faire ma profession.

 

Ce que j’aimerais pour l’avenir :

Je pense depuis longtemps que les deux métiers, de vétérinaire (comportementaliste ou non) et d’éducateur de chiens de compagnie, sont complémentaires. Et que nous avons tous intérêt à travailler ensemble, pour le plus grand bien des chiens, de leurs maîtres et de la société.

Cela suppose :

1.       Que l’éducation pratiquée soit positive; il est à mon sens inconcevable qu’un vétérinaire préconise une éducation coercitive.

2.       Une entente préalable entre les deux professionnels, qui doivent tenir au client le même discours de base.

3.       Une écoute mutuelle : il est normal qu’un vétérinaire comportementaliste soit directif, il connaît la théorie ; mais il doit être capable d’écouter et de laisser faire l’éducateur qui lui apporte son expérience pratique.

4.       Un échange permanent et bilatéral, avec adaptation progressive aux résultats obtenus.

 

Tout le monde y gagnerait.

L’échec  absolu, c’est l’euthanasie pour une cause comportementale d’un chien qui n’a pas bénéficié des services d’un bon éducateur.

Tout  le monde perd dans ce cas: le chien d’abord, qui perd la vie, le maître qui perd son chien, avec un  sentiment d’échec et de culpabilité terrible,  le vétérinaire qui tue son client, et l’éducateur qui ne l’a jamais eu.

Un  exemple extrêmement fréquent à notre époque de psychose  des « chiens dangereux » : le chien mal socialisé et éventuellement mal cadré au départ, qui à la puberté devient agressif, envers les humains mais le plus souvent envers ses congénères. Il entre alors dans une spirale infernale (désocialisation – manque d’activité – agressivité), qui se termine souvent par un drame  (morsure, abandon et/ou euthanasie), qui aurait pu être évité.

 

Il faut que les éducateurs en méthodes positives informent davantage les vétérinaires de ce qu’ils sont capables de faire : notre métier est encore trop déconsidéré par les vétérinaires qu’il faut amener à nous faire confiance.

Et il faut que les vétérinaires cessent de vouloir garder tout pour eux. Bien souvent ils le font au détriment de leurs clients.  Les vétérinaires  ont une obligation de moyens, et le recours à un éducateur compétent est, à mon sens, l’un de ces moyens. S’ils ne le mettent pas en œuvre, ils risquent, à terme, de mécontenter leurs clients et de les voir partir…

De même que le généraliste réfère  le chien qui s’est cassé une patte à un confrère chirurgien orthopédiste, il devrait référer à un éducateur  ses clients empêtrés dans des problèmes d’éducation.  

Car il me paraît au moins aussi grave pour un client d’avoir un chien mal éduqué qu’un chien boiteux !

 

 


La formation des maîtres de chiens dits dangereux.

1.     EN RESUME, VOS OBLIGATIONS

 

Pour les chiens des catégories 1 et 2

 

Avant le 31 décembre 2009, les propriétaires ou détenteurs de tous ces chiens, quel que soit leur âge, doivent être titulaires d’un « Permis de détention ».

Il remplace l’ancienne «déclaration en mairie ».

Pour l’obtenir, il faut déposer en mairie un dossier comprenant les justificatifs des éléments suivants :

1/ Identification du chien

2/ Vaccination contre la rage en cours de validité, à renouveler tous les ans

3/ Assurance en responsabilité civile, à renouveler tous les ans

4/ Stérilisation des chiens et chiennes de première catégorie

5/ Evaluation comportementale par un vétérinaire agréé (si le chien a moins de 8 mois, il peut être délivré un permis provisoire)

6/ Attestation d’aptitude délivrée par un formateur agréé.

 

En cas de défaut de permis :

Le maire ou le préfet met en demeure le détenteur de procéder à la régularisation dans un délai d’un mois maximum. En l’absence de régularisation dans ce délai, il peut ordonner la confiscation du chien et son euthanasie immédiate.

Les frais de capture, transport, garde et euthanasie sont à la charge du propriétaire.

 

L’évaluation vétérinaire doit être faite sur les jeunes chiens entre 8 et 12 mois. Elle doit être réalisée avant le 21 décembre 2009.

Le vétérinaire détermine l’appartenance à une catégorie : elle repose sur des caractéristiques physiques du chien adulte. L’appartenance à une race n’est prise en compte que si le chien est inscrit au LOF.

L’attestation d’aptitude sera obligatoire à partir du 31 décembre 2009.

 

DEVANT LA BRIEVETE DE CES DELAIS, PLUSIEURS ASSOCIATIONS CYNOPHILES ONT LANCE DES PETITIONS AFIN D’EN OBTENIR UNE PROLONGATION.

C’EST LE CAS DU MFEC.      http://www.mfec.fr/

Voici le lien pour signer la pétition :

http://www.mesopinions.com/listecourte.php?ID_CATEGORIE=9&search=

 

NOUVEAUTE  ( JANVIER 2010) :

Vu le petit nombre de formateurs habilités dans certains départements, les propriétaires de chiens catégorisés bénéficieront, au début de l’année 2010, d’une certaine tolérance de la part des pouvoirs publics. La durée de cette tolérance sera variable en fonction du nombre de formateurs disponibles dans chaque département. Aucune nouvelle date butoir n’a été fixée.

Pour plus de précision, le mieux est de consulter le site de votre Préfecture.

 

Vous pouvez aussi consulter le site des 4C :

« Collectif Contre la Catégorisation des Chiens »

http://www.against-bsl.eu/

 

Dispense de formation 

1.      Possible pour les propriétaires ou détenteurs qui se sont engagés depuis le 21 juin 2008 et avant le 2 mai 2009 dans une démarche d’éducation canine d’au moins 10 heures – certificat à l’appui.

2.      Automatique pour les formateurs habilités.

 

Obligations antérieures toujours valables :

1/ Le propriétaire ou détenteur doit:

3.      Etre âgé de 18 ans au moins.

4.      Ne pas être une personne majeure sous tutelle (à moins d’y avoir été autorisé par le juge des tutelles).

5.      Ne pas avoir été condamné pour crime ou à une peine d’emprisonnement avec ou sans sursis, pour délit inscrit au bulletin n°2 du casier judiciaire. 

6.      Ne pas avoir eu un retrait du droit de propriété ou de garde d’un chien, du à son comportement dangereux.

 

2/ Dans les lieux publics :

7.      Les chiens de 1ère catégorie y sont interdits, à l’exception de la voie publique, où ils doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure et autorisée. Ils sont aussi interdits dans les parties communes des immeubles collectifs.

8.      Les chiens de 2ème catégorie y sont autorisés, à condition d’être muselés et tenus en laisse par une personne majeure et autorisée.

 

Donc, en résumé :

Tout chien catégorisé qui

·         Est détenu par une personne non autorisée

Ou

·         Se trouve dans un lieu où sa présence est interdite

Ou

·         Circule sans être muselé ou tenu en laisse

Ou

·         Dont le maître n’est pas titulaire du permis de détention

 

Est considéré comme présentant un danger grave et immédiat, et le maire ou le préfet peut ordonner qu’il soit placé dans un lieu de dépôt adapté, et, le cas échéant, faire procéder à son euthanasie, après avis d’un vétérinaire désigné par la DSV, qui doit être donné dans un délai de 48 heures après le placement de l’animal.

 

 

Pour les chiens dangereux n’appartenant pas aux catégories 1 et 2   

 

  L’évaluation comportementale est aussi obligatoire :

1/ pour tous les chiens « mordeurs » (ayant mordu une personne), pendant le délai de  15 jours d’observation vétérinaire imposé dans le cadre de la prévention de la rage.

2/ pour tout chien, de quelque race qu’il soit, susceptible de présenter un danger, et désigné par le  maire ou le préfet. Cette appréciation doit s’appuyer sur des faits objectifs.

 

  La formation et l’attestation d’aptitude peuvent être imposées par le maire ou, à défaut, par le préfet pour les  chiens désignés ci-dessus,  à la suite de l’évaluation comportementale. Cette formation n’est donc pas obligatoire mais prescrite par le maire (ou le préfet) sur la base d’éléments défavorables sur le danger que représente le chien. L’obligation de suivre la formation doit pouvoir être motivée.

 

Ce que vous risquez :

En cas d’inexécution des mesures prescrites, le maire peut confisquer le chien.

Si après un délai de 8 jours ouvrés, le maître ne présente pas toutes les garanties quant à l’application des mesures prescrites, le maire peut ordonner l’euthanasie, ou faire adopter le chien par un nouveau propriétaire présentant toutes les garanties.

 

 

2. LA FORMATION DES MAîTRES  A L’ « ECOLE DES CHIENS »

 

Je suis habilitée  à dispenser la formation, et à délivrer l’attestation d’aptitude.

 

Cette formation doit obligatoirement durer 7 heures, dans la même journée. Son programme est déterminé par l’arrêté du 8 avril 2009.

http://textes.droit.org/JORF/2009/04/22/0094/0030/

 

Vous pouvez venir avec ou sans votre chien.

Le tarif est de 100 € par personne (ou par couple, ou même par famille !) avec le chien et 80 € sans le chien.

 

Il est évident que la formation est beaucoup plus profitable avec les chiens : vous bénéficierez de nombreux conseils, que je pourrai forcément mieux vous donner si je vous vois réellement échanger avec votre chien. C’est l’occasion aussi de voir comment il se comporte avec ses congénères, et comment vous réagissez à ses comportements. Vous pourrez également me poser toutes les questions que vous voulez à propos du comportement de vos chiens : profitez-en !

 

La journée se passe de manière sympathique et détendue. Jugez-en d’après les photos de la première session  (voir l’album photos dans « Le club de l’école »).

Matinée : RV à 9 h ; les maîtres font connaissance et les chiens aussi.

                 Ensuite on attaque la théorie.

                 Pose café en milieu de matinée.

                 Suite de la théorie.

Midi : Pose d’une heure. Chacun se débrouille pour déjeûner, en profite éventuellement              

          pour découvrir Douarnenez en promenant les chiens…

L’après-midi : Débute par la pratique, à Tréboul.

                       Ensuite retour à Douarnenez pour la suite de la théorie.

                       S’il reste du temps à la fin, je vous offre une petite séance de découverte du clicker.

Fin de la journée vers 17 h.

 

Pendant les phases théoriques, les chiens « sages » peuvent rester avec nous ; s’il y a des incompatibilités, ce sera à chacun son tour, selon affinités.

En ce qui concerne la pratique, les maîtres qui ont emmené leur chien la font avec lui. Les autres sont spectateurs, mais peuvent intervenir et mettre la main à la pâte s’ils le souhaitent. Et Bingo est systématiquement présent : c’est lui qui joue le rôle du « congénère inconnu ».

Mon but est que cette journée vous apporte réellement quelque chose d’un point de vue éducatif. Vous verrez : vous n’aurez pas perdu votre temps !

 

La formation se déroule dans mon local pour la théorie (11, rue monte au ciel à Douarnenez) et dans un jardin privé, clos, à Tréboul, pour la pratique.

Je peux éventuellement me déplacer ailleurs pour un groupe, à la demande d’une commune, par exemple, à condition que le lieu corresponde aux exigences de l’arrêté.

 

Pour vous inscrire, et pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à me contacter : 06 87 32 75 26.

 

 

3. LES TEXTES

I. La loi du 20 juin 2008

Code rural: « Les animaux dangereux et errants », Articles L211-11 à L211-19.

Loi n° 2008-582 du 20 juin 2008 renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6F02E06B7D153D8AD18999881879679D.tpdjo16v_1?cidTexte=LEGITEXT000006071367&idArticle=LEGIARTI000006583048&dateTexte=20090831&categorieLien=cid

²²        
LOI
LOI n° 2008-582 du 20 juin 2008 renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux (1)
NOR: IOCX0766959L ²
Version consolidée au 22 juin 2008

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019060485&dateTexte=

 

II.  Les catégories

Arrêté du 27 avril 1999 pris pour l'application de l'article 211-1 du code rural et établissant la liste des types de chiens susceptibles d'être dangereux, faisant l'objet des mesures prévues aux articles 211-1 à 211-5 du même code.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000210847&dateTexte

 

Particularités et renforcement de la loi concernant les chiens de 1ère catégorie.

http://vosdroits.service-public.fr/F1841.xhtml

 

III.  L’Evaluation comportementale

Décret n° 2008-1158 du 10 novembre 2008 relatif à l'évaluation comportementale des chiens prévue à l'article L. 211-14-1 du code rural et à son renouvellement.

http://textes.droit.org/JORF/2008/11/11/0263/0021/

 

Arrêté préfectoral n°2009 0309 du 11 mars 2009 portant actualisation de la liste des vétérinaires du Finistère réalisant l'évaluation comportementale des chiens prévue à l'article L 211 14 1 du code rural.  

http://www.finistere.pref.gouv.fr/J-Actu/dsv_veto/agrement_veterinaires29.pdfhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019060485&dateTexte=

 

IV.  La Formation des propriétaires ou détenteurs de chiens de 1ère et 2ème catégories

Arrêté du 8 avril 2009 fixant les conditions du déroulement de la formation requise pour l'obtention de l'attestation d'aptitude prévue à l'article L. 211-13-1 du code rural.

http://textes.droit.org/JORF/2009/04/22/0094/0030/


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